À cannes, l’art a trouvé sa boussole. En quelques années, Hanna Baudet s’est imposée comme l’une des figures les plus engagées de la scène culturelle cannoise. Directrice du pôle d’art contemporain de la ville, elle orchestre, avec passion et exigence, les grandes expositions de la Malmaison. Entre conviction publique, vision artistique et mémoire des lieux, son parcours résonne comme une déclaration d’amour à la création vivante et aux artistes qu’elle défend.
Dans l’écosystème artistique de Cannes, il est des figures qui œuvrent avec humilité mais détermination à faire vivre la culture comme un souffle nécessaire. Hanna Baudet en est l’une des incarnations les plus précieuses. Directrice du pôle art moderne et contemporain de la Ville de Cannes, elle est à la manœuvre d’une politique artistique où l’attention au détail compte autant que la vision d’ensemble.
À La Malmaison, à la Villa Domergue, au Suquet des Artistes, elle orchestre avec ses équipes un parcours d’expositions exigeant, sensible et résolument tourné vers le public.
Son cheminement professionnel, elle l’a tracé avec patience. Une formation en histoire de l’art à Tours, un passage remarqué à l’IMPGT d’Aix-en-Provence, une année fondatrice à Florence — autant d’étapes qui forgent une conscience fine de la culture, dans ses dimensions à la fois symboliques et politiques.
Le musée, pour elle, n’est pas qu’un lieu d’exposition, c’est un refuge, un espace d’émotion et de partage. « Dans le livre de Yannick Haenel sur Jan Karski, l’auteur décrit le musée comme un refuge. Je partage tout à fait cette conception. », confie-t-elle.
C’est à Cannes, où elle entre en 2012, qu’elle trouve le terrain idéal pour mettre en œuvre cette vision. Elle y gravit les échelons, de médiatrice à directrice du pôle, avec une discrétion qui ne cache pas la rigueur.
Sa marque de fabrique ? Une exigence intellectuelle nourrie d’une attention constante aux artistes et au public. Elle aime les projets qui bousculent, qui dialoguent avec les lieux, qui ouvrent des perspectives.
Son rôle, elle le voit comme un équilibre subtil entre accompagnement et autonomie. Elle ne dirige pas un programme : elle compose avec les réalités du terrain, les intuitions des artistes, les contraintes d’un service public exigeant.
La culture, pour elle, ne se décrète pas, elle se construit. Chaque exposition devient un processus. « Mon rôle, c’est de permettre cette alchimie entre l’institution et la liberté des créateurs. », explique-t-elle.
Au fil des saisons, elle a su faire du pôle qu’elle dirige un espace ouvert, accueillant aussi bien des figures reconnues que des voix émergentes. À l’image de la prochaine exposition de Jean-Michel Othoniel, Poussière d’étoiles, qui conjugue poésie visuelle et puissance symbolique. Une exposition pensée pour La Malmaison, mais avec le monde en tête. Comme souvent chez elle, l’art devient une conversation.
Dans un monde où la culture doit se réinventer sans cesse, Hanna Baudet incarne une ligne claire : celle d’un service public cultivé, sobre, et profondément habité. À Cannes, elle fait de l’art une boussole. Et donne à voir ce que le regard seul ne saurait saisir.
Directrice du pôle art moderne et contemporain de la ville de Cannes, Hanna Baudet incarne une nouvelle génération de femmes engagées dans la culture publique, à la fois rigoureuses, inspirées et profondément humaines. Entrée à la mairie de Cannes en 2012, elle y a gravi les échelons avec une discrétion éclairée, débutant comme médiatrice avant d’être nommée directrice adjointe en 2017, puis directrice du pôle en 2021.
Formée à l’histoire de l’art à l’université de Tours, au management culturel à l’IMPGT d’Aix-en-Provence, et nourrie par une année fondatrice passée à l’université de Florence, en Italie, Hanna Baudet a cultivé une vision exigeante et sensible de son métier. Dès l’enfance, les musées ont été pour elle des refuges, des lieux de répit et d’introspection. « Dans le livre de Yannick Haenel sur Jan Karski, l’auteur décrit le refuge que devient le musée et je partage tout à fait cette conception », confie-t-elle. Le musée de la Chasse et de la Nature, à Paris, a été pour elle un repère dans les moments d’agitation ou d’angoisse.
Son approche de la direction artistique s’ancre dans une expérience de terrain, une ouverture aux pratiques d’ailleurs, et une passion réelle pour la transmission. « Je conserve une attention particulière à la médiation », précise-t-elle. Ce souci du lien, de l’accessibilité, irrigue son action au quotidien.
Héritière d’une formation solide et d’une curiosité jamais rassasiée, Hanna Baudet façonne à Cannes un espace d’art vivant, où l’exigence intellectuelle dialogue avec le plaisir de la découverte. Une femme de conviction, de culture et de vision.
L’art ne s’arrête pas aux œuvres. Avec So Nomad.e, il se prolonge dans le voyage, le vin et l’art de vivre.
